jeudi 3 mai 2012

En attendant de vous revoir...


   Je rentre de mon périple à travers la Russie des images plein la tête... J'ai donc tant de choses à raconter qu'il va me falloir quelques temps pour poster l'article. Alors en attendant la prochaine publication, je vous livre simplement la preuve que j'ai fait le Transsibérien pour ceux qui douteraient de moi: une photo de la plaque marquant la fin du Transsibérien à Vladivostok. Le chiffre qui y est gravé correspond au nombre de kilomètres de voie ferré entre Moscou et Vladivostok. A bientot donc!

lundi 19 mars 2012

La ville où les mosquées font de l'ombre aux églises

     La Place rouge, le Kremlin, l'Arbat, la cathédrale du Christ Saint Sauveur, la bibliothèque Lénine, je pense ne rien avoir oublié de la visite touristique de Moscou lorsqu'Alain et maman sont venus me voir au début du mois.


 



   Nous sommes même tombé par hasard sur la relève de la garde, effectuée toutes les heures à côté du Kremlin.  

 

    Cet itinéraire classique est tout de même inévitable avant de commencer l'aventure en douceur par un petit aller retour en train de banlieue à Zvenigorod. Et par aventure, j'entends bien évidemment attente du bus dans le froid et l'incertitude et rencontres antipathiques...

 

   Mais nous avons poussé encore plus loin l'aventure en partant à Kazan pour quatre jours...

   Avant même que le train franchisse les limites de la ville, on la distingue déjà au loin, à peine dissimulée par les remparts du Kremlin. Et c'est bien la première chose que l'on cherche des yeux en entrant dans la ville de Kazan. La mosquée de Koul Sharifest semble en effet chatouiller le ciel de ses quatre tours blanches chapeautées de bleu. Mais il faut admettre qu'une fois la visite passée, cet édifice sentant encore la peinture fraiche perd une grande partie de son attirance. Les touristes canardant les murs et la voute de leurs appareils dernier cri, nullement gênés par les grandes affiches interdisant formellement les photos, nous font fuir le Kremlin aussi vite qu'il nous a attiré .


   Laissons donc ce palais de Walt Disney de coté et tournons nous plutôt vers le reste de cette belle ville. En quittant le Kremlin, on s'engage dans la rue du... Kremlin justement, grande rue au détour de la quelle se trouve l'église de Pierre et Paul.

 
 

   Inutile de demander, car ce n'est pas faute d'avoir essayé, mais nous n'avons jamais réussi à trouver l'église de Jacques. Mais malgré le fait qu'ils aient congédié ce pauvre Jacques, leur église n'en reste pas moins belle avec ces couleurs pastel et ces grandes frises.



   Et c'est au milieu de la rue Baoumana, Arbat pour les intimes tant sa ressemblance avec la grande rue piétonne de Moscou est frappante, que l'on a eu l'immense privilège de monter dans la calèche de Catherine II... Ceci étant dit, heureusement que ce n'est qu'une copie car je suppose qu'avec une telle sculpture en métal, la tsarine n'aurait pas pu aller bien loin.


   Et quand l'heure est venu de regagner la capitale, après avoir pris le BON train (précision inutile au premier regard, mais cependant assez importante...) et être arrivé à Moscou, nous avons fait un tour dans le monastère de St Pierre d'en Haut. Pierre finit donc en tête de la course après avoir évincé Paul à son tour...

mercredi 14 mars 2012

Une recette du bonheur testée et approuvée

  • Prenez un amoureux (un peu fou si possible) que vous n'avez pas vu depuis des mois.
  • Mettez le dans un endroit magnifique. Je recommande pour ma part Vologda, non pas pour ses habitants qui ne sont pas forcément les gens les plus accueillants du monde, ni même pour son beurre qui, parait il, est le meilleur de la Russie, mais tout simplement pour ses paysages de contes de fée.
  • Laissez vous charmer par ses églises toutes aussi belles que les autres.

 


  • Baladez vous le long de la rivière, où les canards ne semblent aucunement souffrir du froid (le pain que les enfants de la ville leur jettent chaque jour leur suffit sans doute)
  • Arrêtez vous un instant pour caresser la vie dans le sens du poil, écouter la ronronner tout doucement près de vous.
  • Faites du patin à glaces sur la place du Kremlin après avoir passé la journée à fêter une Maslenitsa généreusement saupoudrée de brochettes (dépêchez vous avant qu'il n y en ai plus!), d'une boisson au miel chaude, de crêpes (censées, je dis bien censées, symboliser le retour du soleil), de tour de manège et de roulades dans la neige.
  • Enfin glacez le tout (et mettez un bon manteau et des bonnes chaussettes pour ne pas vous glacer vous même) par un petit tour à Kirillov, dont le monastère construit sur la berge du lac est assez connu. Et si le monastère est en grande partie fermé, et que le lac est gelé, ne vous inquiétez pas, vous pouvez toujours faire une escapade au milieu de datchas au mille couleurs!




samedi 11 février 2012

Quelque part au nord du nord de la Russie

  J'étais déjà à bord d'un train couchette soviétique quand j'ai réalisé où j'allais vraiment. Effectivement, quand Anton m'a proposé de partir à Mourmansk, j'avais tellement besoin de sortir de la pollution et dе ma presque routine moscovite que je n'ai pas  vraiment réfléchi. "Mais pourquoi Mourmansk au fait?" lui ai je demandé subitement alors qu'on n'apercevait déjà plus les lumières de la ville. Ce à quoi il a répondu très naturellement: "Oh j'ai regardé la carte, j'ai vu cette ville complétement au nord de la Russie et j'ai pensé "Cool!". J'aime beaucoup cette philosophie, suivre ses impulsions et ne pas trop réfléchir avant de faire quelque chose, parce que sinon on a tendance à ne rien faire. Cela mène parfois vers des lieux étonnants. Aussi a t il étoffé sa réponse par le fait qu'il avait très envie de voir les aurores boréales. Mais les curieux autour de nous se sont empressé de briser ses rêves et de nous avertir que ça n'arrivait que très rarement. Voila donc comment je me suis retrouvé dans ce train, en espérant ne pas trop avoir froid lorsque je dépasserais le cercle polaire arctique. 


   Alternant entre les paysages de gel qui défilaient devant nos yeux émerveillés et les arrêts du train dans des gares isolées, nous avons donc poursuivi notre trajet, excités de partir ensemble (avec Anton et Tania, sa copine) vers l'inconnu. 


   C'est ainsi que j'ai découvert un aspect de la Russie étonnante. A chaque arrêt, des dizaines de courageux nous attendaient dans le froid, portant leurs produits par des systèmes de toute sorte, tous plus ingénieux les uns que les autres. Beaucoup de poissons séchés, de la bière, des fruits rouges dans des bouteilles en plastique, des pirojki (petits pains fourrés)...





   Après avoir reçu les clés d'un appartement de tout confort situé à 5 minutes du centre ville, nous avons débuté nos vacances de retraités, mangeant 5 fois par jour pour aider notre corps à lutter contre le froid, visitant tous les musées de la ville, et nous reposant ensuite au théâtre.


   Parlons en des théâtres,  sur les trois qui existent à Mourmansk nous en avons visité deux. Le premier, le théâtre de marionnettes, présentait un spectacle pour enfants fascinant. Je vous laisse imaginer trois étudiants en plein milieu de tous ces enfants sages. Surtout quand mes deux amis taïwanais se glissent discrètement devant pour mieux voir, alors qu'ils dépassent les enfants assis derrière eux de trois têtes...



   Nous sommes tombé sur une semaine un peu spéciale, puisque le festival de l'Amitié avait lieu deux jours après notre arrivée. Toutes les cultures étaient représenté ici par les habitants de Mourmansk originaires d'Ukraine, d'Allemagne, de Géorgie...

 

 

    Un long spectacle a été préparé par les participants, avec des danses et des chants traditionnels souvent magnifiques.


   Les journées étaient très courtes, et le ciel nous offrait chaque fin d'après midi des couleurs splendides...


    Cependant, il ne faisait pas si froid que ça. Même si le thermomètre est descendu jusqu'à -19° certains jours, je pense que ça aurait pu être bien pire. Cela s'explique par le fait que la région de Mourmansk est protégée par le Golf Stream, un courant chaud qui empêche par ailleurs la Mer Blanche de geler en hiver. 

 

   Nous nous sommes promené plusieurs fois après le coucher du soleil, à la recherche des aurores boréales...mais ne trouvant que des espaces de jeu pour enfants, au grand plaisir de Tania.

 
   J'ai aussi découvert l'univers pittoresque du marché russe. Dans une espèce de cours, des dizaines de marchands proposent de la marchandise garantie "Made in China". Je voulais acheter un pantalon léger pour le train, et j'ai longtemps discuté avec la seule marchande de ce "souk" qui semblait vivante (au sens large du terme). Elle semblait étonnée, comme la majorité des gens que nous avons rencontré dans notre périple, de voir débarquer trois jeunes étrangers au fin fond du fin fond de la Russie.



   Mourmansk est une ville très militaire, de nombreuses zones autour de la ville sont même fermés au public. Puis tous les musées traitent d'un sujet militaire. Et comme la ville est aussi le plus grand port de la Russie du Nord, la flotte a joué un grand rôle dans l'Histoire de la région. 

 

   C'est comme ça qu'Anton a fait la connaissance d'un vieux marin, qui avait l'air aussi heureux que son auditeur de pouvoir raconter ses aventures en mer.


   Et en bonne compagnonne de voyage, j'ai accepté de me plier aux réglés de mes amis bels et bien asiatiques, qui ont souvent réussi à m'interloquer par leur mauvais gout en matière de photographies, et de fonds surtout...

   
    Au retour de Mourmansk, nous avons fait une escale de 4 heures à Petrozavodsk, où nous avons eu le temps de visiter le musée régional, mais aussi de se geler les pieds en observant le fameux lac Ladoga, qui lui n'a aucun ami chaleureux comme sa voisine la mer Blanche.